Une semaine à laquelle il ne faudra plus penser, oublier la peur mais garder plus profondément en soi la preuve d'être aimée.
Réapprendre à dormir seule. Faire un bout de chemin, à nouveau sur le dessus de la vague, en espérant éviter les creux.
Cette peur moqueuse qui s'immisce derrière toutes les choses de la vie. Qui abîme le corps, qui invente des maux, qui tue à tout petit feu.
Chaque regard ne voit pas, aucun ne peut voir que je lutte constamment.
Lutter
Lutter
Lutter
Lutter
Lutter
Se battre pour eux, pour elle, pour lui, pour moi surtout, pour ne plus faire de mal, pour ne plus se faire du mal.
Pourquoi faut-il s'embrumer de cet épais brouillard pour pouvoir écrire ? pour parler de la vie ? Pour parler de l'amour ?
Tourner en rond dans ce désert de larmes, faire des brasses dans une marre de mots, voler à côtés des sons, et s'enrhumer de ce nouveau parfum. Céder les maux au papier, les notes au piano, le c½ur à aimer, l'esprit à apprendre, se reconstruire une fois de plus. Retrouver le mutisme et tenir le bon bout.
EMÉTOPHOBIE
Merci, à ceux qui ont les épaules assez larges pour supporter mes larmes, même celles qui ne coulent pas.